Jean MEXIS


Mise à jour le 12/03/2011




JEAN MEXIS :
un personnage

Il expose dans l’association des artistes villeurbannais depuis 1986 et peint depuis toujours. Mais voici une dizaine d’années qu’il vibre aussi pour l’écriture et qu’il manie la plume autant que le pinceau. “Passionné d’histoire plutôt que de petites histoires”, comme il se définit lui-même, il a consacré ses deux premiers romans à l’Orient : Constantinople sous Charlemagne, et l’ancien Empire Ottoman sous Napoléon. Puis une autre voix s’est fait entendre : celle de la poésie, qui tient désormais une place radieuse dans sa vie. Son goût pour l’architecture qu’il sait transcrire sur ses toiles, a trouvé sa réponse dans les mots. Membre du groupe de poètes du “salon des poètes de Lyon” Jean cultive la langue française comme un jardin merveilleux. Et c’est en toute logique que ce peintre-poète a suivi les chemins du théâtre : cet art n’est-il pas l’équilibre entre la parole et
l’architecture ! Sa pièce en trois actes, “Martin BABET”, se passe sous Louis XIV : le héros est un horticulteur qui cherche l’approbation du roi-soleil. Il crée une variété de tulipe, aidé par son épouse et son “valet” - mais non, pas question de tout vous raconter ! L’histoire et la littérature s’harmonisent comme des fleurs dans un bouquet savant ; la présence du roman “L’Astrée” d’Honoré d’URFÉ, sous-tend toute la pièce comme un parfum. Et quelle complicité avec Edmond ROSTAND ! “Martin BABET” est écrit en alexandrins et se lit avec autant de bonheur que les tirades de Cyrano. De la verve, du panache, de l’humour et de la tendresse. Au 21 ème siècle, quel exploit. Mais une pièce n’existe que pour être jouée. C’est pourquoi Jean MEXIS a travaillé sa mise en scène avec Alain AGIER, de la troupe de la Ficelle. Une pièce aussi dynamique a naturellement trouvé sa place chez des lycéens de 16 à 18 ans, à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Leur professeur, Tony BALDO, la présentera en 2006. Une grande première. Fervent spectateur de théâtre (l’Iris, les Ateliers, la Ficelle, les Celestins), Jean est lui-même, en tant qu’artiste au pluriel, plusieurs personnages. Le peintre, le romancier, le poète et le dramaturge font de sa vie une pièce ! Et c’est à Martin BABET lui-même que j’emprunte cet hymne à Cérès, déesse des moissons, parce qu’il définit parfaitement Jean MEXIS :
“Comme un peintre habité par un souffle subtil
Je vole mes couleurs à la tige, au pistil,
Aux pétales soyeux, aux feuilles dentelées,
Et compose d’un geste, en vagues ondulées,
Des tableaux que Cérès accroche à l’horizon.”
Et pouvais-je rêver plus belle conclusion ?
Monique CLAVAUD.


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